Modèle de facture pour livreur à vélo
Tu as bouclé ton mois de courses et il faut maintenant sortir un document propre : voici à quoi ressemble, ligne par ligne, une facture de coursier à vélo. Le modèle ci-dessous part d'un cas courant — des livraisons pour un restaurant ou une boutique qui te règle en direct — avec les zones, les suppléments et le temps d'attente détaillés séparément. Reprends-le tel quel, change les quantités et tes tarifs, et tu as ta facture.
À quoi ressemble une facture livreur à vélo
SIREN 000 000 000
Ville
Adresse
Ville
| Désignation | Qté | P.U. HT | Total HT |
|---|---|---|---|
| Courses de livraison zone centre (0-5 km) | 64 courses | 4,90 € | 313,60 € |
| Courses zone étendue (5-12 km) | 18 courses | 7,50 € | 135,00 € |
| Supplément vélo cargo (colis de plus de 20 kg) | 6 courses | 3,00 € | 18,00 € |
| Temps d'attente sur place au-delà de 10 min | 1,5 heure | 18,00 € | 27,00 € |
TVA non applicable, art. 293 B du CGI
Exemple illustratif : montants et libellés indicatifs. La mention de TVA ci-dessus s'applique si tu es en franchise en base —elle change au 1er janvier 2027.
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Gratuit, sans compte — le PDF Factur-X est prêt à envoyer.
Ce que ta facture doit comporter
Détaille les courses, pas un « prestation de livraison » unique
Sur la ligne, écris ce qui permet de retrouver la course : la période couverte, la zone et le nombre de trajets. Si le mois compte cinquante livraisons, regroupe-les par zone ou par tarif sur la facture et joins le détail daté en annexe. Un client qui conteste un montant doit pouvoir remonter au trajet exact sans avoir à t'appeler.
Le bloc TVA : 20 % ou la mention de franchise, jamais les deux
Si tu factures avec taxe, une seule colonne suffit : tes courses sont toutes au taux normal, suppléments et attente compris. En franchise en base, tu n'affiches aucune colonne de taxe — le total HT est le total à payer — et tu portes sous le tableau « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
Chaque supplément sur sa propre ligne, avec son unité
Distance hors zone, colis lourd, vélo cargo, attente sur place, retour à vide : tout ce qui sort du tarif de base mérite une ligne distincte, avec son unité propre — le kilomètre, la course ou l'heure. Une facture qui fait varier le prix unitaire sans explication pour absorber un supplément se fait discuter à chaque envoi. Fixe ces tarifs annexes une bonne fois dans ton devis ou tes conditions, puis reporte-les à l'identique.
Une numérotation à toi, même quand la plateforme édite en ton nom
Les documents qu'une plateforme établit pour ton compte suivent sa propre série de numéros ; tes factures directes doivent garder la tienne, qui avance d'un cran à chaque facture émise. Ne reprends jamais un numéro de relevé sur une facture que tu émets toi-même, et ne renumérote pas un relevé reçu. Archive les deux séries côte à côte : c'est ce qui te permettra de retrouver un montant six mois plus tard. C'est le mandat de facturation qui organise ce partage : vérifie qu'il prévoit bien une série distincte pour les documents émis en ton nom, sinon les deux compteurs finiront par se marcher dessus.
L'erreur à ne pas faire
Tu factures le restaurant sur la base de son décompte à lui. Le gérant compte les tickets, toi tu comptes les trajets, et l'écart apparaît toujours en fin de mois : la commande annulée qu'on t'a quand même fait rouler, les deux passages pour un client injoignable, le colis repris le lendemain. Tiens ton propre relevé daté, course par course, et joins-le à la facture au lieu de le reconstituer après contestation. Sans ce relevé, c'est le décompte du client qui fait foi — et il ne penche jamais de ton côté.
Questions fréquentes
Je facture au forfait, au kilomètre ou à l'heure ?
Les trois se pratiquent, et rien ne t'oblige à n'en retenir qu'un seul sur une même facture. Le tarif à la course convient aux livraisons ponctuelles avec une zone définie ; l'heure ou la demi-journée s'impose quand un restaurant te réserve un créneau sans savoir combien de trajets il aura ; le kilomètre sert surtout de supplément au-delà d'une zone incluse. Choisis l'unité qui rend la ligne vérifiable par ton client, et garde la même d'un mois sur l'autre.
Dois-je émettre ma propre facture en plus du relevé de la plateforme ?
Non, et surtout pas. Quand la plateforme édite le document pour ton compte, avec ton mandat, la course est déjà facturée : en refaire une seconde de ton côté crée deux pièces pour une même prestation, avec le risque de compter deux fois le chiffre d'affaires. Ton travail se limite à contrôler le relevé dès sa réception — identité, montants, montants et dates — puis à le conserver. Tes propres factures ne concernent que les clients que tu sers en direct.
Puis-je refacturer mon vélo, son entretien ou mon forfait téléphone ?
Non, ce sont tes charges d'exploitation : elles se couvrent par ton tarif, pas par une ligne ajoutée à la facture du client. Si tu roules davantage, c'est le prix de la course ou de l'heure qui doit monter, pas un « supplément entretien » qui n'a aucune contrepartie visible pour celui qui paie. Seuls des frais engagés pour son compte et convenus à l'avance — un emballage isotherme acheté à sa demande, un titre de transport pris pour rapatrier un colis — peuvent apparaître, sur justificatif.
Quel délai de paiement pour un restaurant, et que faire s'il traîne ?
Mets une date, pas une formule. « Règlement au 30/04/2026 » se conteste beaucoup moins qu'un « à réception » dont personne ne sait d'où il part. Le cadre entre professionnels laisse peu de latitude : à défaut d'accord, le délai supplétif court sur 30 jours, et ce que vous convenez ensemble ne peut pas dépasser les plafonds du code de commerce (60 jours date de facture, ou 45 jours fin de mois). Fais aussi figurer dès la première facture ton taux de pénalités et l'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € : ce sont des mentions obligatoires en B2B, et les avoir déjà écrites rend la relance beaucoup moins gênante à envoyer.