Modèle de facture

Modèle de facture pour rédacteur web

Le lot d'articles est livré, l'agence attend la facture pour boucler son mois, et tout se joue dans le libellé des lignes : combien de contenus, à quelle unité, à quel prix l'unité — plus une ligne à part si le contrat prévoit une cession de droits. Le modèle ci-dessous reprend la structure type d'une facture de rédaction web : les articles comptés à la pièce, les fiches produit par lot, l'optimisation en heures, la cession en forfait. Tu remplis avec tes tarifs, tu télécharges, le fichier sort en PDF Factur-X.

À quoi ressemble une facture rédacteur web

FACTURE
n° 2026-014
Émise le 14 août 2026
Échéance : 13 septembre 2026
Émetteur
Rédacteur web
SIREN 000 000 000
Ville
Client
Nom du client
Adresse
Ville
DésignationQtéP.U. HTTotal HT
Rédaction d'articles de blog optimisés SEO (1 200 mots env.)4 articles180,00 €720,00 €
Rédaction de fiches produit (200 mots env.)10 fiches30,00 €300,00 €
Optimisation on-page et intégration sous WordPress3 heures55,00 €165,00 €
Cession des droits d'exploitation — site du client, France, 5 ans1 forfait250,00 €250,00 €
Total HT1 435,00 €

TVA non applicable, art. 293 B du CGI

Exemple illustratif : montants et libellés indicatifs. La mention de TVA ci-dessus s'applique si tu es en franchise en base —elle change au 1er janvier 2027.

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Ce que ta facture doit comporter

L'unité de compte s'écrit sur la ligne, définition comprise

Au mot, au feuillet ou à l'article, peu importe — ce qui compte, c'est que chaque ligne porte la quantité, l'unité et le prix unitaire, et que l'unité soit définie quelque part sur le document. Un feuillet ne dit rien à personne tant que tu n'as pas écrit « feuillet de 1 500 signes, espaces comprises » ; un tarif au mot ne se vérifie plus une fois noyé dans un total unique. Écris « Rédaction de 4 articles de blog (1 100 à 1 300 mots) — 180 € l'article » plutôt que « Prestations de rédaction — 720 € » : la dénomination précise et le prix unitaire hors taxe de chaque service rendu sont exigés par l'article 242 nonies A de l'annexe II au CGI, et c'est de toute façon la seule présentation que le comptable de l'agence peut rapprocher du bon de commande sans t'appeler.

La cession de droits : une ligne à part, un périmètre, un seul taux réduit possible

Si ton contrat prévoit la cession des droits sur les textes, elle occupe sa propre ligne, jamais fondue dans la rédaction, avec son périmètre écrit dessus : « Cession des droits de reproduction et de représentation sur les textes livrés — site web du client, France, 5 ans, non exclusive ». Le taux réduit de 10 % réservé aux cessions de droits patrimoniaux d'auteur (art. 279, g du CGI) ne peut se poser que sur cette ligne-là : la prestation de rédaction, elle, reste à 20 % quoi qu'il arrive. Et si la commande ne te laissait aucune marge d'écriture — requête cible, plan et calibrage arrêtés d'avance par le client —, le taux réduit saute aussi sur la cession : facture alors 20 % partout ; la ligne garde son utilité, celle de délimiter ce que le client a le droit de faire des textes.

Le pied de facture que tes clients professionnels rendent obligatoire

Un rédacteur web facture presque toujours des professionnels, et entre professionnels la facture doit annoncer la date d'échéance, le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement (art. L. 441-9 du code de commerce). Recopie ce bloc sous le total : « Paiement à 30 jours. Pénalités de retard : taux de la BCE majoré de 10 points, exigibles sans rappel (art. L. 441-10 du code de commerce). Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : 40 € (art. D. 441-5). Escompte pour paiement anticipé : néant. » Le taux se choisit librement tant qu'il ne descend pas sous trois fois le taux d'intérêt légal ; sans taux annoncé, c'est celui de la BCE majoré de 10 points qui s'applique. Ces trois lignes ne servent à rien tant que tout va bien — c'est le jour où l'agence te fait attendre qu'elles te donnent quelque chose à réclamer sans discussion.

Chaque ligne nomme ce qui a été livré

« Prestations de rédaction du mois d'octobre » ne permet ni à l'agence de valider, ni à toi de relancer. Nomme les contenus : le titre de l'article ou l'URL de la page, la date de livraison, et joins le décompte de signes quand tu factures au feuillet ou au mot. Quand l'agence a émis un bon de commande, reporte son numéro à côté du tien. Cette précision n'est pas du zèle de forme : c'est elle qui fait la différence entre une facture validée au premier passage dans le circuit de l'agence et une facture qui attend un mois qu'on identifie à quoi elle correspond.

L'erreur à ne pas faire

Le piège, c'est le 10 % étalé : « Rédaction de 10 articles et cession des droits — TVA 10 % » sur une ligne globale. Le taux réduit de l'article 279, g du CGI ne vise que la cession des droits patrimoniaux d'auteur, jamais le travail de rédaction, qui reste à 20 % dans tous les cas ; et sur un texte calibré au mot-clé près par le donneur d'ordre, même la ligne de cession n'y ouvre pas droit. Le rappel de TVA tombe alors sur toutes les factures construites sur le même modèle, et la différence sort de ta trésorerie : tu ne récupéreras jamais un complément de TVA auprès d'une agence qui a soldé ses factures depuis deux ans. Sépare les deux lignes, pose 20 % sur la rédaction, et ne mets 10 % sur la cession que si le texte est une vraie création.

Questions fréquentes

Je facture le nombre de mots commandés ou le nombre de mots livrés ?

Ce que prévoit le devis ou le bon de commande, et rien d'autre : si l'agence a commandé 1 000 mots et que tu en livres 1 400 par confort d'écriture, tu factures 1 000 — le surplus n'a jamais été accepté. Le bon réflexe se prend en amont : annonce une fourchette dans le devis (« article de 1 000 mots, ± 10 % ») et reprends exactement la même unité sur la facture. La quantité facturée doit rester vérifiable : un compteur de mots suffit au client pour contrôler, autant que le chiffre tombe juste.

Je livre des contenus toute la semaine : une facture par article ?

Non. Pour plusieurs prestations distinctes rendues au même client dans le même mois civil, tu peux établir une facture périodique unique, à condition de l'émettre au plus tard à la fin de ce mois (art. 289, I-3 du CGI). Chaque livraison y occupe sa ligne, avec sa date et son titre. C'est le rythme naturel avec une agence : une facture mensuelle récapitulative, rapprochée du bon de commande, plutôt que douze micro-factures que son service comptable devra pointer une à une. Ce que tu ne peux pas faire, en revanche, c'est laisser glisser la facturation d'octobre sur novembre.

Mon client est une agence établie hors de France : quelle TVA sur ma facture ?

Entre professionnels, la prestation de rédaction se localise chez ton client (art. 259, 1° du CGI) : tu factures hors taxe. Pour un client établi dans l'Union européenne, la facture porte la mention « Autoliquidation » et les numéros de TVA intracommunautaire des deux parties — même en franchise en base, tu dois demander le tien à ton service des impôts des entreprises pour ces opérations — et tu déposes une déclaration européenne de services sur douane.gouv.fr dans les dix premiers jours ouvrables du mois suivant. Pour un client établi hors de l'Union, la facture sort hors taxe en visant l'article 259 du CGI, sans DES à déposer.

J'écris « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » : jusqu'à quand cette mention est-elle la bonne ?

Jusqu'au 31 décembre 2026 : tant que ton chiffre d'affaires reste sous le seuil de franchise de 37 500 € (tolérance à 41 250 €), c'est la formulation exacte à porter sur chaque facture. La recodification de la TVA vers le code des impositions sur les biens et services devait la faire évoluer dès septembre 2026 ; l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 a reporté cette bascule au 1er janvier 2027 — la nouvelle référence sera l'article L. 233-3 du CIBS, l'ancienne restant tolérée jusqu'au 30 juin 2028. Ne recopie donc pas les modèles qui affichent déjà la référence CIBS en 2026 : ils sont en avance sur le droit.

Facturation électronique : ce modèle sera-t-il encore bon en 2027 ?

Oui, c'est même pour ça qu'il sort en Factur-X, le format mixte — un PDF lisible doublé de données structurées — retenu parmi les formats socles de la réforme. Au 1er septembre 2026, tous les assujettis établis en France, franchise en base comprise, doivent pouvoir recevoir les factures électroniques via une plateforme agréée. L'obligation d'émettre par ce canal arrive pour les micro-entreprises et TPE au 1er septembre 2027 ; d'ici là, tu peux continuer d'adresser ce PDF Factur-X directement à tes clients. Le B2C, lui, reste en dehors de la facturation électronique proprement dite — pour les ventes aux particuliers, la réforme ne prévoit qu'un e-reporting agrégé à partir de 2027 —, mais avec une clientèle d'agences et d'éditeurs, c'est bien l'échéance de 2027 qui rythmera tes factures.

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